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Olivia Lerolle

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Olivia Lerolle

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Comment vivez-vous le confinement ?

J’ai la chance d’être actuellement en famille à Bali qu’on appelle “The Island of Gods ». Ici, il n’y a pas de confinement imposé. Les frontières (et donc toutes les infrastructures touristiques) puis les écoles ont été fermées vers la mi-mars comme si les autorités indonésiennes s’étaient calées sur le séquentiel européen alors que Bali avait accueilli 240 000 touristes chinois en décembre et en janvier dont trois vols par semaine en provenance de Wuhan. Or durant cette période, nous sommes de nombreux locaux et expats à être tombés malades avec des symptômes très proches de ceux du covid dont personne ne parlait vraiment à ce moment là.

Aujourd’hui, le bilan officiel à Bali est de deux morts (âgés et malades) et 113 cas répertoriés dont la moitié sont guéris. La population balinaise et indonésienne est très jeune avec un âge moyen de 29 ans (seulement 8% de la population a plus de 65 ans). La température moyenne est de 28-30°C et 90% des Balinais vivent dans des complexes familiaux en plein air sans aucune climatisation. Tout cela pour dire qu’il est bien possible que Bali ait développé une « immunité collective ».

La majorité des Balinais et expats ayant été plus que probablement exposés très en amont au virus semble avoir trouvé et produit les anticorps adéquats annihilant les terribles ravages décrits partout ailleurs 24h sur 24 par les médias et réseaux sociaux. Même si tel était le cas, le gouverneur de Bali s’est aligné depuis un mois sur les mêmes consignes soft que celles appliquées dans le Sud Est asiatique (Vietnam, Thailande, …) soit pas de confinement généralisé, a part les plages fermées. La majorité de la population a réagi en portant des masques (dont nous n’avons jamais manqué) et respectant la distanciation sociale sans y avoir été contraints.

Bali est une ile magnétique avec une fréquence vibratoire élevée peu propice à la diffusion de ce foutu virus à basse fréquence. Nous nous y sentons en sécurité, comme protégés. Nous sommes très reconnaissants de sa gratitude.

Quel est votre état d’esprit ?

Les Artistes ont déjà « à mon égard » un esprit confiné dans leur imaginaire infini, c’est inné. Donc il n’existe pas de frustrations réelles, bien au contraire c’est incroyablement jouissif que le monde entier se calme enfin.

A Bali, nous avons ce rituel annuel qui est le Nyepi. Trois jours de silence absolu dans toute l’ile sans électricité, ni internet et même l’aéroport international est fermé. C’est une façon pour eux d’éloigner les mauvais esprits.

Depuis la naissance de la Terre, il y a eu des milliers d’épidémies mais l’absence des réseaux sociaux et des medias créant cette ambiance anxiogène nous laissait dans l’ignorance, et chacun menait sa route à sa guise. Je constate simplement que l’humanité toute entière s’est égarée elle-même à travers une sur-consommation inutile et qu’elle en a oublié l’essentiel.

Chaque jour je prie pour tous ces hommes et femmes qui secourent les malades pris au piège par manque de soins de premières nécessité. C’est insensé d’avoir omis l’importance de la santé dans un monde à la population si dense. Sans la Terre nous ne serions pas de ce monde…

Cette expérience de confinement a-t-elle un impact sur votre démarche artistique ?

Je reviens au dessin tout simplement, l’ordinateur est « lockdown ». Quelques fois par semaine, je continue à m’occuper des chevaux qui n’ont plus accès à la plage ni aux rizières donc j’en profite pour aller jouer avec eux dans l’arène et j’aime bien les masser. Aussi, ça les aide à se détendre. Entre les chevaux et moi, c’est une longue histoire d’Amour…

Est-ce que vous pratiquez pendant le confinement ? Si oui, pouvez-vous nous parler de vos nouvelles oeuvres ?

Oui au début j’ai peint des arbres chacun de la couleur d’un chakra puis j’imaginais des gens vivant dans leurs espaces réduits à plusieurs, ensuite les chevaux sont revenus...  Je peins la nature et les animaux avec mes mains et les intérieurs au fusain et à l’aquarelle.

The Beach House

The Lovers

 

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  • Emmanuel Leprince