
Pouvez-vous nous en dire plus sur votre expérience concrète du confinement ? Quel est votre état d'esprit personnel ?
Je passe mes journées en paix, à lire, à peindre et à faire du dos crawlé. Tranquille et positif, constatant sans cesse la chance d'être à St Barth, préservé, entouré de ce "calme, ce luxe et cette volupté" cher à l'autre grand Charles, mais aussi portant un sentiment permanent d'impuissance face à un Monde qui risque de disparaître. L'écologie, l'économie son ennemie, la Conscience de l'Essentiel, la Nature bafouée, déjà bien avancée à St Barth.
Il reste l'harmonie possible, retrouvée grâce aux gens de bonne volonté, les courageux, les gens de cœur. Et la peinture, la musique.
Le réveil brutal menant à un chaos difficilement contrôlable reste possible. Nos dirigeants ne sont pas à la hauteur de la situation et ceux qui veulent y rester utilisent déjà des méthodes stupides et totalitaires, à contre-courant de la survie possible de nos aspirations animales mais aussi artistiques, littéraires, musicales et philosophiques.
L'expérience du confinement a-t-elle un impact sur votre art ? Pratiquez-vous votre art pendant le confinement ? Si oui, pouvez-vous nous parler de vos nouvelles œuvres ?
Cette nouvelle expérience demande réflexion, remise en perspective de tout, des priorités, de la santé, de la famille, des enfants, de tous les enfants, de l'évitement absolu de la maltraitance, insupportable. Ce qui ne facilite pas toujours la tranquillité d'esprit pour le travail. S'efforcer de rester positif, s'efforcer de vivre.