Saint-Barth n'a jamais été une île riche. Trop petite pour les plantations de sucre, trop éloignée pour attirer les investissements coloniaux de la France ou de la Suède, l'île a été laissée à elle-même.

L'Église, comblant ce vide, a façonné son caractère : retenue, simplicité, méfiance de l'excès. La pauvreté a fait le reste.

La mer a donné à l’île son ouverture. Par le commerce maritime et par une relation longue et profonde avec les États-Unis, l’île s’est ouverte au monde — à ses goûts, à ses influences.

Et de cette rencontre entre retenue et ouverture est née l'élégance. Non pas une élégance importée en bloc, mais filtrée, assimilée, raffinée par le caractère propre de l'île.